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Jean-Louis Vallecalle

Mon frère

En librairie le 6 mars 2020

« J’ai quatorze ans. Je n’ai aucun moyen de communiquer si ce n’est de pouvoir fixer longuement ceux qui me regardent pour essayer de leur faire comprendre, bien que je ne puisse parler, bouger mes membres, dire si j’ai faim ou soif, que je suis capable de m’exprimer. Heureusement que mon frère, mon cadet d’un an, s’arrête devant moi et s’interroge. J’en suis sûre, car cela lui arrive trop souvent. En tout cas, je ne cesserai jamais d’y croire. Il faut bien que je me raccroche à quelque chose. Parfois, contrairement à tous les autres membres de la famille, il me parle, et comme il continue, c’est qu’il s’imagine que je lui réponds. Pourtant, il sait, vu mon fort handicap, que j’en suis incapable. »

La narratrice est une jeune fille handicapée, incapable de se mouvoir et de parler, réduite à des fonctions végétatives. Son seul véritable contact : un frère aimant. L’auteur accompagne le cheminement intérieur de son personnage dans un récit sobre et précis. Mon frère : un témoignage poignant sur les tourments de l’âme et de la chair meurtries, rendu sensible par la puissance de l’écriture.

Né en 1957 à Bastia, de père et de mère corses, Jean-Louis Vallecalle a suivi les cours du Conservatoire de musique de Toulouse et exercé la profession de pianiste. Il a commencé en 1983, un travail d’écriture. Mon frère, d’inspiration autobiographique, est son premier roman publié.

 


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Maurice Nadeau

Soixante ans de journalisme littéraire - Les années

À paraitre en avril 2020. Succédant aux Années Combat (1945-1951), ce second tome de Soixante ans de journalisme littéraire, préfacé par Tiphaine Samoyault, rassemble l’intégralité des textes littéraires de Maurice Nadeau parus de 1952 à fin 1965 dans les journaux L’Observateur et L’Express, Le Mercure de France, Les Temps Modernes et sa propre revue Les Lettres Nouvelles.

Soixante ans de journalisme littéraire relate un itinéraire hors du commun où édition, journalisme littéraire et batailles d’idées sont étroitement mêlés pour définir en creux une personnalité. Les années Lettres Nouvelles c’est Sade, Gide, Léautaud, Artaud, Giono, Malraux, Céline, Cendrars, Sartre, Camus, Miller, Queneau, Blanchot, Genet, Beckett, Barthes, Bataille, Simon, Char ou Michaux. 

Un recueil où s’affirme, dans la dénonciation de la torture en Algérie et la défense des écrivains contre l’étouffoir stalinien, une puissance d’analyse littéraire et politique hors du commun, durant ces années de la décolonisation, de la crise du stalinisme et de l’avènement de la société de consommation.

Un tome?III couvrira prochainement les années de la parution de La Quinzaine littéraire que Maurice Nadeau a fondée et dirigée pendant 47 années (1966-2013).

Maurice Nadeau (1911-2013) a commencé en 1945 sa carrière à Combat, le quotidien d’Albert Camus et Pascal Pia. Il y a dirigé une page littéraire hebdomadaire de 1946 à fin 1951. Puis critique littéraire à France Observateur et à L’Express, il fut aussi directeur de collection chez Corrêa où il a fait connaître Malcolm Lowry, Henry Miller et Lawrence Durrell. Tout en animant sa revue, Les Lettres Nouvelles, de 1956 à 1976, il a poursuivi son travail de découvreur chez Julliard (Bruno Schulz, Witold Gombrowicz, Georges Perec) puis chez Denoël (Walter Benjamin, Hector Bianciotti, Varlam Chalamov, Angelo Rinaldi, Leonardo Sciascia) avant de fonder sa propre maison d’édition. Il y a édité notamment parmi les plus connus, Thomas Bernhard, J.?M. Coetzee, Stig Dagerman, Michel Houellebecq, Mathieu Riboulet. Fondateur de La Quinzaine littéraire qu’il a dirigé de 1966 jusqu’à sa mort en 2013, il a fédéré autour de lui un ensemble de collaborateurs qui aujourd’hui animent collectivement la revue littéraire en ligne En attendant Nadeau, co-dirigée par Tiphaine Samoyault et Jean Lacoste.

 

 


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