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Claude Kayat

La Paria

En librairie le 22 novembre 2019.

« Ce roman a été pour moi l’occasion de décrire en détail les deux principaux groupes ethniques de cette région de la Galilée, en prenant soin d’éviter la prise de position aveugle et fanatique, si courante hélas, qui tombe, trop souvent, dans la caricature : les anges d’un côté, les démons de l’autre. La réalité, même dans cette partie du monde, est infiniment plus complexe. » Claude Kayat

L’essentiel de l’action se déroule dans deux villages, en Galilée dans le Nord d’Israël, l’un bédouin, l’autre juif, dans les années quatre-vingt, en pleine guerre du Liban. Quelques kilomètres les séparent. La droiture, l’amour, la générosité, se retrouvent des deux côtés. Mais aussi, hélas, chez certains individus, l’intolérance, la haine et le racisme. Pour survivre, leurs habitants sont parfois amenés à se croiser, et même à collaborer. 

Lorsque Karim et les siens se rendent dans le village d’Arié Appelbaum, pour y cueillir ses amandes, l’inimaginable se produit, brisant le pire des tabous : une passion fulgurante consume la jeune Fatima, nièce de Karim, et Yoram, le fils d’Arié. Ils se rencontrent en secret la nuit dans un site archéologique proche du village. Mais Brahim, amoureux, lui aussi de sa cousine Fatima, éventera ces amours interdites, déclenchant des drames en cascade dont souffriront cruellement les jeunes amants, mais aussi leurs familles.

Écrivain franco-suédois né en 1939 à Sfax (Tunisie), Claude Kayat vit en Suède depuis 1959. Il a enseigné pendant 40 ans le français et l’anglais dans un lycée de Stockholm et publié en parallèle 8 romans en France. Traducteur, artiste peintre, auteur de 28 pièces de théâtre, écrites en français et en suédois, dont plusieurs ont été jouées.

 


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Grégory Rateau

Noir de soleil

En librairie 7 février 2020

« J’accélère le pas dès que l’écho d’un tir ou d’une détonation me semble plus proche que le précédent. Je m’imagine défiguré, amputé, charcuté pendant plusieurs mois par des infirmières vachardes redoublant de cruauté pour donner une bonne leçon à l’étranger stupide qui a choisi d’être là, au mauvais moment, au mauvais endroit, et qui, à la différence des gens d’ici, avait le choix lui d’être ailleurs. »

Dans un style brut et une ambiance solaire, on suit Arthur, un cinéaste français d’une vingtaine d’années, débarqué avec sa fiancée, Ana, dans un Liban explosif et brûlant d’interdits. Un voyage initiatique sur fond de tirs et de conflits sentimentaux mais aussi une quête désespérée du bonheur pour cette génération quelque peu égarée.

Grégory Rateau a 34 ans, il est né en région parisienne. Il vit actuellement en Roumanie où il est écrivain, rédacteur en chef d’un média et chroniqueur radio à Bucarest. Son récit, Hors-piste en Roumanie, a été sélectionné pour le prix Pierre Loti du meilleur récit de voyage en 2017. Noir de soleil est son premier roman. 

 


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Alain Médam

Au soir venant. Vivre avant mourir

En librairie le 18 octobre 2019.

Vivre, ce mot auquel on ne pense pas tous les jours prend une dimension particulière quand, mourir, l’autre mot auquel on se refuse de penser tous les jours, se présente à soi avec une certaine persistance.

Le soir venant, veille de la nuit la plus longue…..

Et si demain (ou après-demain) était vraiment le dernier jour du reste de votre vie ? Quelles seraient les questions, quelles seraient les pensées, quels seraient les mots qui se convoqueraient en vous ?

Pourquoi prend-on la vie tellement au sérieux alors que nous savons tous que personne n'en sort vivant ? Quels regrets ? Quelle nostalgie vient nous envahir ? Quelles images du passé se présentent à nous ? C'est dans cette errance mémorielle où nulle réponse n'est satisfaisante qu'Alain Médam se laisse porter par certains souvenirs et par certains moments de grâce qui ont ponctué sa vie mouvementée.

Le détachement apparent n’est qu’illusion. Tout est séduisant et désirable pour celui qui, prochainement, ne va plus voir la beauté du monde. C’est le mystère de cette beauté qui accompagne l’auteur tout au long de cette déambulation poétique et philosophique.. C’est avec pudeur et hauteur d’esprit que nous sommes invités à l’accompagner au soir venant… quand demain (ou après-demain) il fera nuit.

Directeur de recherches au CNRS, Alain Médam a publié plusieurs ouvrages portant sur diverses villes et capitales, leur vitalité, créativité et profondeurs historiques. Son attention s’est portée, plus tard, sur les engagements et tourments accompagnant les processus de création, qu’ils concernent des œuvres musicales, picturales ou littéraires. Ici même, au terme de ce parcours de questionnements, il laisse venir à lui ces pensées des derniers jours de vie.

 


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Jean-Louis Vallecalle

Mon frère

En librairie le 6 mars 2020

« J’ai quatorze ans. Je n’ai aucun moyen de communiquer si ce n’est de pouvoir fixer longuement ceux qui me regardent pour essayer de leur faire comprendre, bien que je ne puisse parler, bouger mes membres, dire si j’ai faim ou soif, que je suis capable de m’exprimer. Heureusement que mon frère, mon cadet d’un an, s’arrête devant moi et s’interroge. J’en suis sûre, car cela lui arrive trop souvent. En tout cas, je ne cesserai jamais d’y croire. Il faut bien que je me raccroche à quelque chose. Parfois, contrairement à tous les autres membres de la famille, il me parle, et comme il continue, c’est qu’il s’imagine que je lui réponds. Pourtant, il sait, vu mon fort handicap, que j’en suis incapable. »

La narratrice est une jeune fille handicapée, incapable de se mouvoir et de parler, réduite à des fonctions végétatives. Son seul véritable contact : un frère aimant. L’auteur accompagne le cheminement intérieur de son personnage dans un récit sobre et précis. Mon frère : un témoignage poignant sur les tourments de l’âme et de la chair meurtries, rendu sensible par la puissance de l’écriture.

Né en 1957 à Bastia, de père et de mère corses, Jean-Louis Vallecalle a suivi les cours du Conservatoire de musique de Toulouse et exercé la profession de pianiste. Il a commencé en 1983, un travail d’écriture. Mon frère, d’inspiration autobiographique, est son premier roman publié.

 


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Irène Gayraud

Le Livre des incompris

En librairie le 4 octobre 2019.

Un savant fou du Siècle des Lumières brûle d’inventer le livre qui rendra la vue aux aveugles... Une traductrice mélomane compose les partitions érotiques de ses étreintes... Une paysanne, à la fin du XIXe ?siècle, adresse en secret ses poèmes aux animaux… Un squatter exalté forge un manifeste pour détruire l’uniformité qui envahit la société. Ce sont là quelques-uns des personnages ardents qui traversent ces pages, tous incompris de leur temps et peut-être d’eux-mêmes. Au risque de se perdre, ils inventent des marges pour habiter le monde à travers le verbe, les rêves et les livres. Ces fragments de vie bouleversent l’existence du philosophe qui les découvre, au gré de ses amours et de ses voyages. Le livre des incompris : un hymne saisissant et sensuel aux puissances de l’écriture, de la folie et de la chair.

Née en 1984, Irène Gayraud est écrivaine, poétesse, traductrice et maîtresse de conférences en littérature comparée. La lecture et l’écriture sont pour elle vitales. Elle a publié quatre livres de poésie, dont Voltes et Téphra chez Al Manar. En collaboration avec Christophe Mileschi, elle a traduit les Chants Orphiques et autres poèmes de Dino Campana (Points Poésie). Elle collabore régulièrement avec des compositeurs de musique contemporaine. Le livre des incompris est son premier roman.

 


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Maurice Nadeau

Soixante ans de journalisme littéraire - Les années Lettres Nouvelles

En souscription jusqu'au 5 juin 2020. 32 euros (au lieu de 39 €) + 3 euros de participation aux frais d'envoi. Frais d'envois remboursés si prise à la librairie des éditions Maurice Nadeau, 5 rue Malebranche Paris Ve à partir du 20 mai 2020.

Succédant aux Années Combat (1945-1951), ce second tome de Soixante ans de journalisme littéraire, préfacé par Tiphaine Samoyault, rassemble l’intégralité des textes littéraires de Maurice Nadeau parus de 1952 à fin 1965 dans les journaux L’Observateur et L’Express, Le Mercure de France, Les Temps Modernes et sa propre revue Les Lettres Nouvelles.

Soixante ans de journalisme littéraire bénéficie du soutien du Centre National du Livre au motif qu’il représente, outre « un travail éditorial impeccable », « un outil de premier ordre pour les chercheurs qui travaillent sur l’âge d’or de la critique. » 

Soixante ans de journalisme littéraire relate un itinéraire hors du commun où édition, journalisme littéraire et batailles d’idées sont étroitement mêlés pour définir en creux une personnalité. Les années Lettres Nouvelles c’est Sade, Gide, Léautaud, Artaud, Giono, Malraux, Céline, Cendrars, Sartre, Camus, Miller, Queneau, Blanchot, Genet, Beckett, Barthes, Bataille, Simon, Char ou Michaux. 

Un recueil où s’affirme, dans la dénonciation de la torture en Algérie et la défense des écrivains contre l’étouffoir stalinien, une puissance d’analyse littéraire et politique hors du commun, durant ces années de la décolonisation, de la crise du stalinisme et de l’avènement de la société de consommation.

Un tome III couvrira prochainement les années de la parution de La Quinzaine littéraire que Maurice Nadeau a fondée et dirigée pendant 47 années (1966-2013).

Maurice Nadeau (1911-2013) a commencé en 1945 sa carrière à Combat, le quotidien d’Albert Camus et Pascal Pia. Il y a dirigé une page littéraire hebdomadaire de 1946 à fin 1951. Puis critique littéraire à France Observateur et à L’Express, il fut aussi directeur de collection chez Corrêa où il a fait connaître Malcolm Lowry, Henry Miller et Lawrence Durrell. Tout en animant sa revue, Les Lettres Nouvelles, de 1956 à 1976, il a poursuivi son travail de découvreur chez Julliard (Bruno Schulz, Witold Gombrowicz, Georges Perec) puis chez Denoël (Walter Benjamin, Hector Bianciotti, Varlam Chalamov, Angelo Rinaldi, Leonardo Sciascia) avant de fonder sa propre maison d’édition. Il y a édité notamment parmi les plus connus, Thomas Bernhard, J.?M. Coetzee, Stig Dagerman, Michel Houellebecq, Mathieu Riboulet. Fondateur de La Quinzaine littéraire qu’il a dirigé de 1966 jusqu’à sa mort en 2013, il a fédéré autour de lui un ensemble de collaborateurs qui aujourd’hui animent collectivement la revue littéraire en ligne En attendant Nadeau, co-dirigée par Tiphaine Samoyault et Jean Lacoste.

 

 


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