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Jean-Louis Vallecalle

Mon frère

En librairie le 6 mars 2020

« J’ai quatorze ans. Je n’ai aucun moyen de communiquer si ce n’est de pouvoir fixer longuement ceux qui me regardent pour essayer de leur faire comprendre, bien que je ne puisse parler, bouger mes membres, dire si j’ai faim ou soif, que je suis capable de m’exprimer. Heureusement que mon frère, mon cadet d’un an, s’arrête devant moi et s’interroge. J’en suis sûre, car cela lui arrive trop souvent. En tout cas, je ne cesserai jamais d’y croire. Il faut bien que je me raccroche à quelque chose. Parfois, contrairement à tous les autres membres de la famille, il me parle, et comme il continue, c’est qu’il s’imagine que je lui réponds. Pourtant, il sait, vu mon fort handicap, que j’en suis incapable. »

La narratrice est une jeune fille handicapée, incapable de se mouvoir et de parler, réduite à des fonctions végétatives. Son seul véritable contact : un frère aimant. L’auteur accompagne le cheminement intérieur de son personnage dans un récit sobre et précis. Mon frère : un témoignage poignant sur les tourments de l’âme et de la chair meurtries, rendu sensible par la puissance de l’écriture.

Né en 1957 à Bastia, de père et de mère corses, Jean-Louis Vallecalle a suivi les cours du Conservatoire de musique de Toulouse et exercé la profession de pianiste. Il a commencé en 1983, un travail d’écriture. Mon frère, d’inspiration autobiographique, est son premier roman publié.

 


€ 16.00 En savoir plus...

Farhad Pirbal

Europa Hôtel

En librairie le 22 novembre 2019

« Un réfugié reste toujours un réfugié, qu’il soit ministre, mollah ou peintre. »

Le narrateur d’origine kurde a fuit les persécutions irakiennes de Saddam Hussein et s’est réfugié à Paris dans les années quatre-vingt. Il y travaille comme veilleur de nuit dans un hôtel trois étoiles, l’Europa Hôtel. Sa vraie profession demeure la peinture, mais il n’arrive pas à vivre des quelques tableaux placés dans une galerie parisienne. Sa rencontre avec Mohammad Hadji Zadeh, un mollah iranien sans titre de séjour, commence ce récit. Ce dernier a une particularité : il ressemble étrangement au propriétaire de l’hôtel d’origine juive portugaise. 

L’auteur nous affirme que ce récit est tiré d’une histoire réelle. Il brasse les itinéraires et le passé familial des personnages dont chaque élément va composer un tableau d’ensemble oriental des exilés en Europe, à Paris en particulier, où seront évoqués la traite des esclaves, le sort des Juifs du Kurdistan, ceux d’Ispahan ou encore la poésie persanne.

Farhad Pirbal est né en 1961 dans la région d’Erbil au Kurdistan irakien. Venu en France en 1986 pour étudier la littérature à la Sorbonne, il est retourné au Kurdistan en 1994. Écrivain, philosophe, chanteur, poète, peintre et critique, il est une figure importante et turbulante de son pays. Poursuivi au Kurdistan en 2010 pour avoir publié des textes érotiques dans le magazine Wreckage dont il était l’éditeur, il a suscité une mobilisation des écrivains et journalistes autour de lui. Auteur de nombreux ouvrages et pièces de théâtre, Europa Hôtel est son premier livre édité en français. 

Traduit du kurde par Gaspard Karoglan et Arthur Quesnay.

Image de couverture : Jean-Baptiste Petit.

 


€ 19.00 En savoir plus...

Maurice Nadeau

Soixante ans de journalisme littéraire - Les années Lettres Nouvelles

En souscription jusqu'au 8 octobre 2020. 32 euros (au lieu de 39 €) + 1 euro de participation aux frais d'envoi. Frais d'envoi remboursés si prise à la librairie des éditions Maurice Nadeau, 5 rue Malebranche Paris Ve à partir du 3 septembre 2020.

Succédant aux Années Combat (1945-1951), ce second tome de Soixante ans de journalisme littéraire, préfacé par Tiphaine Samoyault, rassemble l’intégralité des textes littéraires de Maurice Nadeau parus de 1952 à fin 1965 dans les journaux L’Observateur et L’Express, Le Mercure de France, Les Temps Modernes et sa propre revue Les Lettres Nouvelles.

Soixante ans de journalisme littéraire bénéficie du soutien du Centre National du Livre au motif qu’il représente, outre « un travail éditorial impeccable », « un outil de premier ordre pour les chercheurs qui travaillent sur l’âge d’or de la critique. » 

Soixante ans de journalisme littéraire relate un itinéraire hors du commun où édition, journalisme littéraire et batailles d’idées sont étroitement mêlés pour définir en creux une personnalité. Les années Lettres Nouvelles c’est Sade, Gide, Léautaud, Artaud, Giono, Malraux, Céline, Cendrars, Sartre, Camus, Miller, Queneau, Blanchot, Genet, Beckett, Barthes, Bataille, Simon, Char ou Michaux. 

Un recueil où s’affirme, dans la dénonciation de la torture en Algérie et la défense des écrivains contre l’étouffoir stalinien, une puissance d’analyse littéraire et politique hors du commun, durant ces années de la décolonisation, de la crise du stalinisme et de l’avènement de la société de consommation.

Un tome III couvrira prochainement les années de la parution de La Quinzaine littéraire que Maurice Nadeau a fondée et dirigée pendant 47 années (1966-2013).

Maurice Nadeau (1911-2013) a commencé en 1945 sa carrière à Combat, le quotidien d’Albert Camus et Pascal Pia. Il y a dirigé une page littéraire hebdomadaire de 1946 à fin 1951. Puis critique littéraire à France Observateur et à L’Express, il fut aussi directeur de collection chez Corrêa où il a fait connaître Malcolm Lowry, Henry Miller et Lawrence Durrell. Tout en animant sa revue, Les Lettres Nouvelles, de 1956 à 1976, il a poursuivi son travail de découvreur chez Julliard (Bruno Schulz, Witold Gombrowicz, Georges Perec) puis chez Denoël (Walter Benjamin, Hector Bianciotti, Varlam Chalamov, Angelo Rinaldi, Leonardo Sciascia) avant de fonder sa propre maison d’édition. Il y a édité notamment parmi les plus connus, Thomas Bernhard, J.?M. Coetzee, Stig Dagerman, Michel Houellebecq, Mathieu Riboulet. Fondateur de La Quinzaine littéraire qu’il a dirigé de 1966 jusqu’à sa mort en 2013, il a fédéré autour de lui un ensemble de collaborateurs qui aujourd’hui animent collectivement la revue littéraire en ligne En attendant Nadeau, co-dirigée par Tiphaine Samoyault et Jean Lacoste.

 

 


€ 32.00 En savoir plus...

Grégory Rateau

Noir de soleil

En librairie 7 février 2020

« J’accélère le pas dès que l’écho d’un tir ou d’une détonation me semble plus proche que le précédent. Je m’imagine défiguré, amputé, charcuté pendant plusieurs mois par des infirmières vachardes redoublant de cruauté pour donner une bonne leçon à l’étranger stupide qui a choisi d’être là, au mauvais moment, au mauvais endroit, et qui, à la différence des gens d’ici, avait le choix lui d’être ailleurs. »

Dans un style brut et une ambiance solaire, on suit Arthur, un cinéaste français d’une vingtaine d’années, débarqué avec sa fiancée, Ana, dans un Liban explosif et brûlant d’interdits. Un voyage initiatique sur fond de tirs et de conflits sentimentaux mais aussi une quête désespérée du bonheur pour cette génération quelque peu égarée.

Grégory Rateau a 34 ans, il est né en région parisienne. Il vit actuellement en Roumanie où il est écrivain, rédacteur en chef d’un média et chroniqueur radio à Bucarest. Son récit, Hors-piste en Roumanie, a été sélectionné pour le prix Pierre Loti du meilleur récit de voyage en 2017. Noir de soleil est son premier roman. 

 


€ 19.00 En savoir plus...

Alexis Gloaguen

Écrits de nature, tome 3, Atlantique Nord

« Le mystère tient à la naissance du texte. Celui-ci émane d’un court-circuit et se révèle un dérangement de la réalité : non pas une traduction, mais une manière de la faire brûler sous le catalyseur des mots. L’écrivain devient pilote d’une réaction qui le dépasse, mais que sa curiosité et son attrait pour le risque l’amènent à guider en respectant son alchimie.

Les textes de ce tome III des Écrits de nature sont entièrement consacrés à Saint-Pierre et Miquelon, à Terre-Neuve et au Labrador. Ce sont des immersions dans l’atmosphère de ces régions de l’Atlantique Nord. Immensités désertes et austères, elles ont, dans leurs couleurs, dans leur lumière – et en hiver surtout – une qualité onirique. Elles sont peuplés d’animaux – dont certains de grande taille – qui nous font tout autant rêver et que j’ai pu approcher avec émotion en pleine nature, afin de les décrire.

Jean-Pierre Delapré, à partir de ses carnets de dessins ou d’illustrations réalisées tout exprès, se tient cette fois encore au plus près du mystère des oiseaux, sans rien lâcher d’une précision et d’une justesse qui n’adviennent qu’après des milliers d’heures d’observation. Il s’est également attaché, dans ce volume, à la flore subarctique, si particulière, et à des paysages totalement dépouillés qui enflamment d’autant plus l’imagination. »

Alexis Gloaguen

Alexis Gloaguen est un écrivain et philosophe breton. Il a passé son enfance en Nouvelle Calédonie, avant d’enseigner la philosophie jusqu’en 1992, année de son départ à Saint-Pierre et Miquelon où il va diriger le nouvel institut de langue française tourné vers le continent américain. De retour 18 ans plus tard, il se consacre désormais à l’écriture. Après Les Veuves de verre, La Chambre de veille et Digues de ciel, tous publiés aux Éditions Maurice Nadeau, les recueils des Écrits de nature rassemblent en trois volumes des textes composés depuis 1978 à nos jours. 

978-2-86231-283-5   25 €

Illustration de couverture : Macareux moine, s’apprêtant à nourrir ses petits d’une provende de lançons. Dessin réalisé d’après nature par Jean-Pierre Delapré.


€ 25.00 En savoir plus...

Claude Kayat

La Paria

En librairie le 22 novembre 2019.

« Ce roman a été pour moi l’occasion de décrire en détail les deux principaux groupes ethniques de cette région de la Galilée, en prenant soin d’éviter la prise de position aveugle et fanatique, si courante hélas, qui tombe, trop souvent, dans la caricature : les anges d’un côté, les démons de l’autre. La réalité, même dans cette partie du monde, est infiniment plus complexe. » Claude Kayat

L’essentiel de l’action se déroule dans deux villages, en Galilée dans le Nord d’Israël, l’un bédouin, l’autre juif, dans les années quatre-vingt, en pleine guerre du Liban. Quelques kilomètres les séparent. La droiture, l’amour, la générosité, se retrouvent des deux côtés. Mais aussi, hélas, chez certains individus, l’intolérance, la haine et le racisme. Pour survivre, leurs habitants sont parfois amenés à se croiser, et même à collaborer. 

Lorsque Karim et les siens se rendent dans le village d’Arié Appelbaum, pour y cueillir ses amandes, l’inimaginable se produit, brisant le pire des tabous : une passion fulgurante consume la jeune Fatima, nièce de Karim, et Yoram, le fils d’Arié. Ils se rencontrent en secret la nuit dans un site archéologique proche du village. Mais Brahim, amoureux, lui aussi de sa cousine Fatima, éventera ces amours interdites, déclenchant des drames en cascade dont souffriront cruellement les jeunes amants, mais aussi leurs familles.

Écrivain franco-suédois né en 1939 à Sfax (Tunisie), Claude Kayat vit en Suède depuis 1959. Il a enseigné pendant 40 ans le français et l’anglais dans un lycée de Stockholm et publié en parallèle 8 romans en France. Traducteur, artiste peintre, auteur de 28 pièces de théâtre, écrites en français et en suédois, dont plusieurs ont été jouées.

 


€ 19.00 En savoir plus...