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Patrick Corneau

Ollivia suivi de Quelques passantes

En librairie le 6 novembre 2020. 

Un professeur d’université est affecté dans une ville du sud de la Bretagne. En proie à un marasme fait de solitude, d’ennui, il rencontre Ollivia par le biais de la rubrique « Rencontres » d’un journal local. Ollivia est esthéticienne, elle est jolie sans être belle, sensuelle, courageuse et déterminée. Âme cabossée, elle a reçu des coups de partout, de sa famille, de l’école, des hommes spécialement. Ollivia devient son amante et « peut-être davantage si... ». 

Plus les corps se rapprochent, plus les discordances s’affirment. Tout les oppose : l’éducation, le langage et les goûts, l’appartenance sociale et les projets de vie. Entre moments de bonheur fugace, éclats érotiques et cruelles déconvenues, l’auteur esquisse une réflexion mélancolique sur le choix amoureux, la confusion des sentiments, l’absurde de l’amour. Journal d’une rencontre amoureuse où la part de vérité que recèle le « mentir-vrai » du souvenir excède toute morale possible.

Patrick Corneau a enseigné les sciences de l’information et de la communication. Spécialiste de Jean Grenier, il est l’auteur d’essais et d’articles en littérature, esthétique et critique d’art publiés dans des revues françaises et brésiliennes, et le créateur en 2006 du Lorgnon mélancolique, un blog de littérature et critique littéraire très suivi.

 


€ 16.00 En savoir plus...

François Momal

Le Banc de la victoire

En librairie le 6 novembre 2020. Dans cette période de confinement, vous pouvez le commander aussi sur notre site.

L’auteur nous introduit dans l’esprit d’un bawab cairote, c’est-à-dire d’un gardien d’immeuble. Chez le bawab, il y a du concierge à l’occidentale, à savoir porter le courrier, s’occuper du nettoyage de la cage d’escalier et, le cas échéant, rendre de petits services aux locataires ou propriétaires dudit immeuble ; mais il y a aussi, et c’est le plus important, un sentiment de promotion sociale. Tarek, le bawab mis en scène par l’auteur, vient de Haute Égypte, où la pauvreté est assurée à vie. D’être au Caire constitue déjà une promotion. D’avoir affaire à des occupants de l’immeuble tel un officier, un homme important, le valorise chaque jour. 

Et puis, bien évidemment, il y a l’autre face de la vie de Tarek : le manque de femme, la fréquentation des prostituées, l’obligation d’être un indic pour le commissaire Youssef Charif (avec une attention particulière pour le locataire du septième, l’officier copte de l’Armée de Terre Matta Kassam), son amitié avec Younès, un autre bawab, et, de fil en aiguille, les bêtises, l’engrenage fatal. Tout ceci sous la pression du commissaire qui se fait de plus en plus pressante en cette veille de guerre du Kippour d’octobre 1973.

L’auteur a vécu adolescent trois années au Caire de 1972 à 1975. Il a donc été témoin de la guerre du Kippour vue de l’arrière. Bien évidemment il a puisé dans ses souvenirs encore vifs la matière de ce roman. Souvenirs qui ont été confrontés à d’autres témoignages de cette époque.

 


€ 18.00 En savoir plus...

Maurice Nadeau

Soixante ans de journalisme littéraire - Les années Lettres Nouvelles

En librairie depuis le  8 octobre 2020.

Succédant aux Années Combat (1945-1951), ce second tome de Soixante ans de journalisme littéraire, préfacé par Tiphaine Samoyault, rassemble l’intégralité des textes littéraires de Maurice Nadeau parus de 1952 à fin 1965 dans les journaux L’Observateur et L’Express, Le Mercure de France, Les Temps Modernes et sa propre revue Les Lettres Nouvelles.

Soixante ans de journalisme littéraire bénéficie du soutien du Centre National du Livre au motif qu’il représente, outre « un travail éditorial impeccable », « un outil de premier ordre pour les chercheurs qui travaillent sur l’âge d’or de la critique. » 

Soixante ans de journalisme littéraire relate un itinéraire hors du commun où édition, journalisme littéraire et batailles d’idées sont étroitement mêlés pour définir en creux une personnalité. Les années Lettres Nouvelles c’est Sade, Gide, Léautaud, Artaud, Giono, Malraux, Céline, Cendrars, Sartre, Camus, Miller, Queneau, Blanchot, Genet, Beckett, Barthes, Bataille, Simon, Char ou Michaux. 

Un recueil où s’affirme, dans la dénonciation de la torture en Algérie et la défense des écrivains contre l’étouffoir stalinien, une puissance d’analyse littéraire et politique hors du commun, durant ces années de la décolonisation, de la crise du stalinisme et de l’avènement de la société de consommation.

Un tome III couvrira prochainement les années de la parution de La Quinzaine littéraire que Maurice Nadeau a fondée et dirigée pendant 47 années (1966-2013). 978-2-86231-282-8. 1600 pages 39 €.

Maurice Nadeau (1911-2013) a commencé en 1945 sa carrière à Combat, le quotidien d’Albert Camus et Pascal Pia. Il y a dirigé une page littéraire hebdomadaire de 1946 à fin 1951. Puis critique littéraire à France Observateur et à L’Express, il fut aussi directeur de collection chez Corrêa où il a fait connaître Malcolm Lowry, Henry Miller et Lawrence Durrell. Tout en animant sa revue, Les Lettres Nouvelles, de 1956 à 1976, il a poursuivi son travail de découvreur chez Julliard (Bruno Schulz, Witold Gombrowicz, Georges Perec) puis chez Denoël (Walter Benjamin, Hector Bianciotti, Varlam Chalamov, Angelo Rinaldi, Leonardo Sciascia) avant de fonder sa propre maison d’édition. Il y a édité notamment parmi les plus connus, Thomas Bernhard, J.?M. Coetzee, Stig Dagerman, Michel Houellebecq, Mathieu Riboulet. Fondateur de La Quinzaine littéraire qu’il a dirigé de 1966 jusqu’à sa mort en 2013, il a fédéré autour de lui un ensemble de collaborateurs qui aujourd’hui animent collectivement la revue littéraire en ligne En attendant Nadeau, co-dirigée par Tiphaine Samoyault et Jean Lacoste.

 

 


€ 39.00 En savoir plus...

Raphaël Nizan

Sous le ciel vide

En librairie le 18 septembre 2020

L’incendie de Notre-Dame survenu en 2019 plonge brutalement le narrateur dans le souvenir d’un épisode brûlant de sa jeunesse. Trente ans auparavant, il avait 18 ans et se tenait tout en haut des tours avec la belle Ayla, d’un an sa cadette. Rien ne les prédestinait à ce qu’ils allaient vivre, aller toujours plus loin dans le soufre des nuits parisiennes, se perdant toujours plus avant dans les creux et les failles sans fond des ombres qui peuplent les rues, les clubs, le Paris crasseux des hôtels bon marché et des squats. Deux enfants perdus dans les larmes et la rage, cédant frénétiquement à l’urgence de vivre, amants maudits cherchant tant la rédemption que d’échapper à l’absurde d’un monde, fuyant le désamour par le vol d’un amour plus puissant et peut-être, par la littérature.

Mais Sous le ciel vide c’est aussi la jonction entre deux époques, celle de la fin des années 80, qui a laissé toute une génération dans le néant, tiraillée entre la fin des idéologies et de l’espoir, et l’illusion d’une fête sans fin. 

Porté par une langue singulière dont les méandres hypnotisent le lecteur et l’emportent pour lui faire saisir au cœur la réalité d’une époque, ce roman fait surgir du bitume parisien le récit poignant d’une descente aux enfers. 

 

On ne sait rien de Raphaël Nizan si ce n’est qu’il est né à Paris, dans la première moitié des années soixante-dix. Très tôt en butte avec les siens et leur modèle social, il devient dès l’enfance, presque naturellement, adepte d’une école buissonnière, préférant les livres aux cours en classe et les expériences que la vie pourrait lui offrir aux promesses de diplômes et de carrières sûres qui l’effraient plus qu’elles ne le rassurent. La littérature est, aujourd’hui encore, sa seule fidélité et son seul horizon. 

 


€ 17.00 En savoir plus...

Anton Stoltz

Le Jardin du Lagerkommandant

"Avis aux négationnistes, qui osent encore relever la tête, telle une hydre multipliant d’odieux tentacules : le récit d’Anton Stoltz, d’une remarquable efficacité par le point de vue adopté privilégiant le jardin (sans fleurs) sur la cour (jonchée de cadavres), est une pierre blanche sur le tombeau du souvenir." (Albert Bensoussan La République des livres 24 11 2020)

Automne 1943. Dans le camp d’extermination d’Auschwitz, Anna, la femme de l’Untersturmführer Hans Nebel chargé de la comptabilité et du fichier du camp d’Auschwitz, désire ardemment posséder un jardin comme celui du Lagerkommandant, agrémenté d’une serre, où pourraient être cultivés des fruits exotiques... 

Le récit est mené du point de vue d’Anna. Celle-ci mène une existence plutôt tranquille et confortable dans une « villa » située à quelques kilomètres du camp d’extermination, et est tenue par son mari dans l’ignorance du fonctionnement exact de la gigantesque machine de mort en cours. Sa préoccupation principale est d’élever ses enfants et de mener une vie mondaine en compagnie d’autres femmes d’officiers SS, tout en employant à son service des détenus juifs ou fondamentalistes, dont la survie dépend du bon vouloir de la maîtresse de maison.

Ce roman, d'une rare puissance d'évocation et d'une grande force d'écriture, apporte un autre éclairage et un angle inédit sur l'une des pages les plus sombres du nazisme. 

Anton Stoltz est un écrivain canadien né à Sherbrooke. Après des études en histoire et en économie, il a passé un certain nombre d’années à l’étranger, où il a travaillé à titre de traducteur au sein de diverses entreprises et organisations. Le Jardin du Lagerkommandant est son premier roman. 978-2-86231-296-5. 192 pages, 19 €


€ 19.00 En savoir plus...

Patrice Trigano

L'Amour égorgé

En librairie le 10 septembre 2020

Un matin de juin 1914, à son réveil, René Crevel, âgé de quatorze ans découvre le corps pendu de son père à la poutre centrale du salon de l’appartement familial. Ce traumatisme alimentera un besoin de révolte qui ne quittera pas le poète qu’il devint. Tourmenté par sa bisexualité, tour à tour amoureux d’un peintre américain puis d’une jeune berlinoise adepte du triolisme, dégoûté par son corps atteint de tuberculose, René Crevel conjurait son mal de vivre en cherchant dans les abus de la drogue, du sexe, et des frivolités mondaines l’apaisement de ses maux. 

Jusqu’à son suicide en 1935, il rêva à une version régénérée du monde en devenant tour à tour membre du mouvement Dada, du groupe surréaliste et enfin du Parti communiste. En une épopée passionnante, d’une plume alerte, Patrice Trigano fait revivre dans ce roman les moments d’exaltation, les sentiments de craintes, d’angoisses, les douleurs morales et physiques de René Crevel. Il dresse une peinture des milieux intellectuels des années vingt et trente, alors que le fascisme était en embuscade, à travers des portraits saisissants des amis du poète : Gide, Nancy Cunard, Breton, Éluard, Aragon, Tzara, Cocteau, Dali, Giacometti.

Passionné par les grandes figures de la révolte, Patrice Trigano a précédemment publié : La Canne de saint Patrick (2010, Prix Drouot) et Le miroir à sons (2011) aux Éditions Léo Scheer et aux Éditions de La Différence : Une vie pour l’art (2006), À l’ombre des flammes. Dialogues sur la révolte (avec Alain Jouffroy, 2009), Rendez-vous à Zanzibar (correspondance avec Fernando Arrabal, 2010), L’Oreille de Lacan (2015). Suivent aux Éditions Maurice Nadeau, Artaud-Passion (2016) et au Mercure de France, Ubu-roi, merdre ! (2018). 

978-2-86231-292-7   240 pages 18 €.

 

 


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