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Olivier Silberzahn

Augmentus, Chroniques du cyclocentaure à l'ère de l'intelligence artificielle

« J’aimais les ordinateurs. Et le vélo. Avec Raph et Léa, nous étions jeunes, brillants et pleins d’ambition quand nous avons lancé notre startup pour faire de l’Intelligence Artificielle. Au début, ça a d’ailleurs plutôt bien marché. C’est ensuite que ça s’est gâté. Enfin, pour le reste de l’humanité, car en ce qui me concerne, les perspectives sont plutôt intéressantes… »

Conté par un passionné de cyclisme et d’Intelligence Artificielle (IA), victime consentante d’un processus de digitalisation accélérée, Augmentus est le roman de la révolution cognitive qui a commencé en ce début de XXIe siècle. Construction d’une IA faible, évolution vers l’IA forte, IA militaire, bio-augmentation, implants neuronaux, ingénierie génétique, eugénisme, accélération foudroyante du progrès… tous les moyens sont bons pour acquérir la suprématie dans la guerre des intelligences, et s’assurer une domination sans partage sur les ressources de notre planète.

Les bouleversements techniques, sociaux, économiques et éthiques qui résultent de cette guerre sont vécus au plus près par le narrateur, dont la métamorphose graduelle mais inéluctable en intelligence électronique permet de résolument adopter le point de vue peu flatteur qu’une superintelligence ne manquerait pas d’avoir sur l’espèce humaine. On comprendra ainsi mieux son désintérêt, et l’inquiétant avenir silico-centrique qu’elle pourrait préparer pour notre monde… 380 p. 978-2-86231-276-7   19 €

 

L’auteur, Olivier Silberzahn, est cycliste et ingénieur polytechnicien. Il travaille depuis plus de 25 ans pour de grandes sociétés informatiques, françaises et internationales, récemment dans le domaine du Cloud et du Big Data. Augmentus succède à son premier roman, Journal d’un nageur de l’ère post-Trump.

 


€ 19.00 En savoir plus...

Pavel Vilikovsky

Autobiographie du mal

(En librairie le 8 Mars 2019)

Bratislava, Slovaquie, après le coup d’État communiste de février 1948. C’en est fini de la démocratie et du multipartisme, mais le pouvoir est encore loin de tout contrôler. 

Dušan, résistant contre le nazisme, membre du Parti démocrate – désormais hors la loi – a fui en Autriche, divisée alors en zones d’occupation. Mais la police secrète d’État l’attire dans un guet-apens et le déporte en Tchécoslovaquie. Au même moment, sa femme et ses deux fils sont kidnappés dans le cadre de l’« Action bornes-frontière » : une fausse frontière et un faux camp américain pour émigrants, installés sur le territoire tchécoslovaque, dans le massif de la Šumava. Ceux qui fuient le communisme y sont internés et, se croyant en territoire de liberté, se confient aux agents de la police secrète. Dušan, dont la police a décidé de se servir, sous l’identité de Jozef Karsten, est enfermé dans un appartement. Il est petit à petit amené à collaborer et à compromettre ses anciens camarades restés à Bratislava, pour sauver la vie de sa femme et de ses fils. 

En essayant de combattre le mal insidieux dans lequel il est plongé, il finit par adopter certaines méthodes du système. Entre ses persécuteurs et les assauts de sa conscience, Dušan s’identifiera-t-il à Karsten, son double involontaire ? 

Écrivain slovaque, auteur d’une quinzaine de livres, Pavel Vilikovský (né en 1941 à Palúdzka – Liptovský Mikuláš) est un écrivain célèbre dans son pays. En 1997, les éditions Maurice Nadeau ont publié Un cheval dans l’escalier, un roman sur le « mentir-vrai » écrit quelques mois avant la chute du communisme dans son pays. Autobiographie du mal (Vlastný životopis zla) a été publié en 2009 en Slovaquie. 

Traduit du slovaque par Peter Brabenec, avec la collaboration de Xavier Galmiche et le soutien de Slolia, Center for Information on Literature (Bratislava). 186 p. 978-2-86231-277-4  21 €


€ 21.00 En savoir plus...

Catherine de la Clergerie

Quatre saisons en enfance

En librairie le 17 mai 2019

L’héroïne dont le milieu d’origine vit comme au XIXe siècle, fait connaissance, à Paris et en province, avec la modernité de l’émancipation féminine des trente glorieuses, Sa perception d’être justement une femme, bute sur la découverte de la sexualité, enfin, surtout celle des autres. Cela lui provoque des mauvais tours comme celui de se retrouver à la fois vierge et enceinte.

Cette ingénue zigzague d’étonnements en déconvenues, dans un monde parfois cruel, toujours saugrenu, dont on ne lui a pas fourni le mode d’emploi et qu’elle cherche, perplexe, à déchiffrer. Trop tard, à chaque fois. La solution serait-elle dans les livres qu’elle dévore, là où ça n’arrive qu’aux autres ? 

Ce sont quatre nouvelles qui s’enchaînent et composent quatre moments de ces Saisons en enfance : Née en 51, Près du Loing, Un amour en 74 et Un squelette lumineux. Les trois premières nouvelles de ce recueil ont été interprétées pour la radio et plusieurs fois diffusées sur France Culture de 1989 à 2018. 

 

Née en 1951 à Madrid, Catherine de la Clergerie a grandi en province et n’a jamais cessé de vivre sa vie comme un roman. Elle étudie la philosophie à la Sorbonne, devient archiviste sonore, et écrit des pièces radiophoniques diffusées sur France Culture. Elle écrit aussi pour la jeunesse et a été publiée notamment chez Desclée de Brouwer et en 2013 chez Philippe Picquier. Elle réside à Paris dans le 14e arrondissement.

 


€ 17.00 En savoir plus...

Renata Ada-Ruata

Les Choix de Lara

Les Choix de Lara est un récit à plusieurs voix. Celle de Janet, une Américaine sur les traces du passé de sa mère peintre décédée, Lara Smith, celle du journal d’un écrivain, Giuseppe Messina, ancien amant de Lara, celle d’un narrateur qui met en perspective la figure de Medhi, immigré tunisien travaillant sur les chantiers navals de Toulon. Le brouillon d’une lettre de rupture écrite par sa mère amène Janet en France et la lance dans une enquête sur ces trois personnes. Petit à petit se dessinent les traits d’une histoire commune – au lendemain de la Guerre d’Algérie et sur fond de bouillonnement social et artistique des années 60 – où la passion amoureuse s’est confrontée aux préjugés.

Renata Ada-Ruata a émigré en France en 1951, son père était tailleur de pierre.  Elle a fait ses études à Paris, y a travaillé et vécu. Après avoir passé plusieurs années à l’étranger, elle vit à présent entre la France et l’Italie. Les choix de Lara est son sixième roman publié. Son premier roman, Elle voulait voir la mer... Prix Populiste 1986, réédité en 2018 par les éditions Maurice Nadeau, a été adapté pour France Culture. En janvier 2019 l’éditeur italien, La Memoria del Mondo, a fait paraître Progetti Spaesati, un coffret contenant poèmes, dessins et aquarelles. 


€ 18.00 En savoir plus...

Alain Roussel

La Vie secrète des mots et des choses

En librairie le 7 juin 2019

« Depuis toujours, les mots sont là. Ils sont parmi nous, ils sont en nous. Ils font partie de notre vie la plus intime, et ils parlent, continuellement ils parlent entre eux, et c’est à peine s’ils s’aperçoivent de ma présence. Dans la première partie de ce livre, j’ai pénétré leur vie privée. Je suis entré dans leurs jeux, devenant leur complice, leur confident. J’ai été témoin de leurs amours, de leurs rivalités, de leurs émotions. Tel un psychanalyste, j’ai même interprété leurs rêves qui se sont avérés être un peu les miens. J’ai interrogé les mots dans leur sonorité, leur graphie, leur étymologie, pour en faire jaillir, par une sorte de maïeutique, de la poésie, de l’imaginaire, des mini-récits, des trames de légendes et de mythes, des significations secrètes et toute une réflexion sur la langue, dans un contexte hautement jubilatoire.

Dans la deuxième partie, je me suis intéressé aux choses, et plus précisément aux objets. Si les mots ont leur vie privée, les choses aussi. Elles parlent en dehors des mots, mais elles peuvent aussi parler dans les mots. Par ce biais, j’ai fait entrer les objets du monde réel dans mon univers intérieur sans trop les défigurer. Le sens qui s’en dégage, l’émotion qui émane de toutes ces choses ordinaires, je l’appelle « métaphysique ».

Les mots, les choses, l’innommable, j’ai parcouru dans ces textes de vastes territoires sémantiques, à l’écoute, toujours à l’écoute d’un chant singulier qui vient du fond de l’être et sur lequel je peux, au fil de l’écriture, rythmer ma vie et ma pensée, souvent accompagné d’un grand rire. C’est tout simplement ce que j’appelle le bonheur d’exister. »  Alain Roussel

Alain Roussel est né en 1948. Il s’est intéressé très tôt à l’ésotérisme, dont l’alchimie et la cabale phonétique, et aux spiritualités orientales. Mais c’est la poésie, qu’il découvrira par la lecture, à l’âge de dix-huit ans, de Rimbaud, Lautréamont, Apollinaire, Breton, Desnos, Péret, Aragon, Artaud, Michaux…, qui l’incitera à écrire. Il a publié une trentaine de livres ou plaquettes, notamment chez Plasma (Drachline), Lettres Vives, Cadex, Apogée, La Différence et publie régulièrement des notes de lecture dans En attendant Nadeau, la revue Europe et sur son blog, Passager clandestin de la pensée.

ISBN 978_2_86231_280-4, 19 euros


€ 19.00 En savoir plus...

Emmanuel Bing

Itinéraire de la fuite

L’histoire commence dans un cabanon abandonné au-dessus d’Aix, à trente kilomètres de la mer, dans la pinède, entre Chemin Noir et Chemin de Repentance. Un homme y trouve refuge, il y fuit son passé, qui revient par vagues : son adolescence dans les années soixante-dix, ses femmes, et surtout une rencontre terrible, malfaisante, mortelle, celle de la sorcière, une femme vieillissante qui va exercer sur lui un pouvoir néfaste. 

Cette fuite, relatée par plusieurs voix intérieures, est une suite d’escapades de la conscience, celle d’un homme en lutte avec sa propre mémoire. Certains parleraient de folie. 

Le refus de revenir à la réalité, le rejet des souvenirs, l’inquiétude sans objet épuisent en lui une énergie considérable, et la confusion entre le présent et le passé atteint son comble : il ne sait plus s’il est poursuivi par les chiens, les gendarmes, ou par ses propres terreurs. 

Le soleil de la Provence lui offre alors un lieu, un temps d’apaisement, où le chant des cigales, le ronronnement d’une chatte et une vie retirée prennent place comme pour l’éternité. Par sa fuite dans la pinède l’homme retrouve ou réinvente son passé, mais il y vivra également une histoire d’amour au présent, avec une femme dont l’influence, peu à peu, semble le ramener à la réalité, et à ses responsabilités. Y parviendra-t-elle ? Ses démons vont-ils le rattraper ?

Né à Paris en 1959, Emmanuel Bing est écrivain, artiste, psychanalyste. Il a exercé de nombreux métiers. Peintre, photographe et plasticien il présente régulièrement son travail dans des salons ou des expositions personnelles. Il publie Le manuscrit de la mère morte, en 2009, aux éditions Maurice Nadeau, un texte organisé par la fragmentation de la mémoire, en miroir de la maladie d’Alzheimer dont souffre sa mère. Il écrit et crée depuis toujours, conduit des ateliers d’écriture depuis 1979, et devient psychanalyste dans la maturité. L’art, l’écriture et la psychanalyse occupent aujourd’hui l’essentiel de son existence. 

Image de couverture : Le Chemin Noir, peinture de l’auteur.


€ 16.00 En savoir plus...