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Olivier Silberzahn

Augmentus, Chroniques du cyclocentaure à l'ère de l'intelligence artificielle

« J’aimais les ordinateurs. Et le vélo. Avec Raph et Léa, nous étions jeunes, brillants et pleins d’ambition quand nous avons lancé notre startup pour faire de l’Intelligence Artificielle. Au début, ça a d’ailleurs plutôt bien marché. C’est ensuite que ça s’est gâté. Enfin, pour le reste de l’humanité, car en ce qui me concerne, les perspectives sont plutôt intéressantes… »

Conté par un passionné de cyclisme et d’Intelligence Artificielle (IA), victime consentante d’un processus de digitalisation accélérée, Augmentus est le roman de la révolution cognitive qui a commencé en ce début de XXIe siècle. Construction d’une IA faible, évolution vers l’IA forte, IA militaire, bio-augmentation, implants neuronaux, ingénierie génétique, eugénisme, accélération foudroyante du progrès… tous les moyens sont bons pour acquérir la suprématie dans la guerre des intelligences, et s’assurer une domination sans partage sur les ressources de notre planète.

Les bouleversements techniques, sociaux, économiques et éthiques qui résultent de cette guerre sont vécus au plus près par le narrateur, dont la métamorphose graduelle mais inéluctable en intelligence électronique permet de résolument adopter le point de vue peu flatteur qu’une superintelligence ne manquerait pas d’avoir sur l’espèce humaine. On comprendra ainsi mieux son désintérêt, et l’inquiétant avenir silico-centrique qu’elle pourrait préparer pour notre monde… 380 p. 978-2-86231-276-7   19 €

 

L’auteur, Olivier Silberzahn, est cycliste et ingénieur polytechnicien. Il travaille depuis plus de 25 ans pour de grandes sociétés informatiques, françaises et internationales, récemment dans le domaine du Cloud et du Big Data. Augmentus succède à son premier roman, Journal d’un nageur de l’ère post-Trump.

 

Extrait

Le lecteur d’Augmentus pourra s’interroger sur la frontière, parfois ténue, entre fiction et réalité. Qu’est ce qui est vrai, et qu’est-ce qui est le fruit de l’imagination de l’auteur dans ce récit ? Réponse courte : ce roman est en vérité beaucoup plus réaliste qu’il n’y paraît.

Tout ce qui est décrit comme s’étant passé avant 2019 est vrai, ce qui se passe peu après 2019 est légèrement anticipé et, plus on s’éloigne des années 2020, plus la part de fiction devient importante.

La première moitié de ce roman décrit de façon réaliste et précise les technologies, les outils, les acteurs, les succès, mais aussi les dilemmes et les difficultés de l’Intelligence Artificielle.

Dans la seconde moitié, les éléments inventés (ou anticipés ?) sont essentiellement :

• L’émergence d’une IA forte, dotée d’une forme de conscience, qui aujourd’hui fait l’objet d’opinions divergentes parmi les chercheurs.

•   Le succès des implants neuronaux profonds pour augmenter significativement les capacités cognitives du cerveau humain.

Nous laisserons donc au lecteur le soin d’apprécier la crédibilité de l’ensemble du récit et de son dénouement !

Olivier Silberzahn

 

« Le Neurolace permet enfin de réaliser le plus vieux rêve de l’homme, l’obsession d’un des premiers romans de l’humanité, L’Épopée de Gilgamesh : échapper à sa nature humaine et atteindre la divinité. Il y a près de 10 ans, Yuval Harari annonçait l’avènement de l’Homo deus. J’en suis devenu un, un homme Dieu, un homme augmenté, Homo deus, Homo augmentus, omniscient et omnipotent.

J’ai aussi compris le pourquoi du ticket d’entrée à 200 millions. Ce prix était nettement supérieur au prix de revient réel du dispositif, mais il n’était pas dû à un souci de profit quelconque de Neuralink : un Neurolace peut donner accès à une fortune immense à quiconque souhaiterait l’employer à cet effet. La notion même de fortune financière ou même d’argent perd toute pertinence ou intérêt lorsque l’on possède un tel pouvoir : il n’y a rien que l’argent puisse acheter qu’un Neurolace ne permette d’obtenir ou de réaliser –  en mieux.

Il s’agissait plutôt pour Neuralink de ne pas mettre un pouvoir aussi démesuré à la disposition d’un trop grand nombre de personnes, cent ou deux cents au maximum et, en bon entrepreneur de la Silicon Valley, Elon Musk avait décidé que la sélection se ferait d’abord par l’argent (qu’il tenait pour une mesure approximative du QI), puis par une batterie de tests intellectuels et éthiques (ou plutôt de compatibilité avec les valeurs d’Elon), menés par un testeur lui-même augmenté. »  

(Chapitre “Octobre 2026 : Homo Deus”)

 

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