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Stig Dagerman

Ennuis de noce

Lorsqu’Ennuis de noce paraît en 1949, l’oeuvre ressort d’un genre traditionnel en Suède : depuis le XVIe siècle, le poème satirique composé à l’occasion des mariages, chante les mérites des nouveaux époux et, en même temps sur un mode humoristique, permet de leur dire des vérités pas toujours plaisantes. L’action se déroule ici en vingt-quatre heures dans un village où la fille du vieux Victor épouse le boucher, mais c’est d’un autre dont elle est enceinte. Les nombreux invités de la noce ont chacun, comme Hildur la nouvelle épousée, leurs drames et leurs secrets, et la bacchanale qui dure jusqu’au petit matin devient un cruel “jeu de la vérité” où le tragique se mêle au burlesque. 

Ennuis de noce est le dernier roman qu’ait achevé Stig Dagerman avant de se donner la mort à trente-deux ans. Une oeuvre qui prend place auprès de l’Enfant brûlé, le Serpent, l’Île des condamnés, parmi les plus fortes et les plus émouvantes de celui qui devait conquérir une célébrité mondiale, hélas ! posthume. 

Parue en français dans la collection des Lettres nouvelles en 1982, la présente réédition est augmenté d’un texte de Stig Dagerman, Comment j’ai écrit “Ennuis de Noce”, et d’une Postface à Ennuis de Noce”, par la fille de l’auteur, Lo Dagerman. 2016, 338 p., relié, 21 euros. ISBN 9782862312538


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Olivier Silberzahn

Journal d'un nageur de l'ère post-Trump

Oeuvre de politique-fiction cyber-politico-natatoire, Journal d’un nageur de l’ère post-Trump met en scène le scénario catastrophe économique et social des années 2017-2025 qui pourrait débuter ainsi : Marine Le Pen vient d’être élue Présidente. Via internet, chacun reçoit son information de sa bulle et la personnalisation extrême des contenus signe la fin de tout consensus possible. Dans une société post-factuelle soumise à l’influence sans limite des réseaux sociaux, la vague populiste déferle sur notre monde, désormais dirigé par Trump, Poutine, Erdogan, Marine Le Pen… et autres leaders à forte poigne. Sous l’autorité de ces nouveaux dirigeants, la démondialisation, déjà entamée en 2015, s’accélère, et entraîne notre monde dans une spirale infernale, dont peu avaient prédit les conséquences. Les murs s’érigent aux frontières, la France abandonne l’euro et est frappée par une vague d’attentats sans précédent, l’Europe se disloque, le réchauffement climatique s’accélère, l’énergie se fait rare et les villes sont de plus en plus dangereuses. Est-ce la fin de l’humanité qui s’annonce ? Quoi qu’il en soit, imperturbable, le nageur continue de nager. Sauvera-t-il le monde ?

L’auteur, Olivier Silberzahn, est nageur et ingénieur polytechnicien. Il travaille depuis plus de 25 ans pour de grandes sociétés informatiques, françaises et internationales, récemment dans le domaine du Cloud et du Big Data. Journal d’un nageur de l’ère post-Trump est son premier roman.


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Yvonne Baby

Nirvanah

Nirvanah, adolescente, débarque de façon inattendue chez   Clémence, sa grand-mère. Commencent les séances de "parle-moi". Parfois Clémence raconte le passé, parfois elle s’interroge sur l’avenir. Nirvanah pose des questions, s’en va, revient, cherche à comprendre. Passent quelques après-midis, des guerres, la paix, l’écriture, le merveilleux de la vérité quand elle est transmise par le cœur. ISBN. 9782862312507  octobre 2016, 134 p. 16 euros

Yvonne Baby est un écrivain reconnu (Oui, l’espoir, Prix Interallié), auteur de huit romans et de 15 hommes splendides, un recueil d’entretiens avec des créateurs prestigieux. Elle a été de 1971 à 1990, la première femme chef du service « Culture » qu’elle a créé au journal le Monde. Nirvanah est son neuvième roman.

 


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Andrea Zanzotto

Vocatif suivi de Surrimpressions

 Vocatif, recueil publié en 1957, restait inédit en français. Sa publication permet de mieux comprendre l’évolution du langage du poète de Vénétie et l’articulation de l’oeuvre tout entière. Surimpressions est l’avant-dernier recueil de poèmes d’Andrea Zanzotto publié en Italie en 2001. Avec une puissance expressive peu commune, l’ouvrage traite de la destruction du paysage. Passant du mutisme relatif à la parole proliférante, l’auteur combine toutes les formes italiennes et dialectales de poésie, dans une oeuvre originale sans pareille. Vocatif suivi de Surimpressions est le cinquième volume des oeuvres d’Andrea Zanzotto, traduites par Philippe Di Meo et publiées par Les Lettres Nouvelles : Du Paysage à l’Idiome (1994), Au-delà de la brûlante chaleur (1997), La Beauté (2000), Météo (2002). 978-2-86231-255-2 janvier 2017, 22 euros.

Andrea Zanzotto (1921-2011) est un grand critique, un prosateur et probablement le poète italien le plus original et novateur du XXe siècle. Il est aussi connu pour avoir été le dialoguiste de Federico Fellini (Le Casanova de Fellini, E la nave va, La cité des femmes) et conseillé Pasolini pour son Saint Paul. Dans son oeuvre, il a réalisé la synthèse des traditions poétiques italiennes : la dantesque, la pétrarquiste et la dialectale. 


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Cléo Dune

La Funambule

Une jeune fille tombe de son fil et, en chutant, perd la mémoire – celle des évènements passés, celle des us sociaux –, si bien qu’elle est comme ballotée au sein de ceux qui s’activent autour d’elle et la somment d’agir. C’est quoi, saluer quelqu’un ? Et ce baiser, que veut-il dire ? Pour se reprendre, pour mieux comprendre, elle décide alors de voyager, afin de rencontrer ceux qui l’auraient connue, avant, et qui pourraient lui conter ce qu’elle était. Mais ce voyage la déroute plus qu’il ne fournit la clé de son histoire et elle côtoie le risque sourd de la folie. Voyage initiatique en trompe-l’oeil, puisque jamais il ne lui donne ce qu’elle cherche, le mystère de son identité : les souvenirs des autres, si bien entassés, ne feront jamais une personne. Chant du corps et de ses fluides, La funambule, premier roman, questionne de quoi nous sommes faits, – quel est ce sang qui circule dans nos veines ? – mais aussi, et surtout, comment les femmes se défont.

Cléo Dune, née en 1992, étudie la philosophie à Paris. La Funambule est son premier roman. Il répond à une double inquiétude : à quel point sommes-nous façonnés par les autres ? Et quel espace possible pour celles qui veulent faire craqueler leur enveloppe ?


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Gabrielle Segal

Brooklyn Strasse

Lorsque nous marchons dans la rue, à la nuit tombée, nous sommes souvent tentés de regarder à l’intérieur des appartements éclairés. Espérant, à travers les fenêtres, qui sont autant de tableaux, percer le mystère d’existences inconnues. À chaque étage d’un petit immeuble de Brooklyn, des voix se font entendre. Les voix de Mary-June Parker et de ses fils, libérés de l’emprise de Pete, mari et père violent qui a subitement disparu. La voix du vieux Norman Klein qui s’accommode du deuil à sa façon. La voix de Madleen Hutikton, la propriétaire. Et un peu plus bas dans le quartier, la voix de Stephan Karmerr, l’épicier, dont l’amitié avec Madleen a vu le jour à Berlin durant les années hitlériennes. Et enfin, la voix sourde de Pete. Un seul habitant sait ce qu’il est advenu de lui, mais tous seront transformés par sa disparition. ISBN : 9782862312576. 210 p. 18 euros.

Gabrielle Segal est née à Bordeaux en 1963. L’écriture et la littérature sont deux axes fondateurs de son existence. Tout en exerçant divers métiers dans la communication et le marketing, elle a consacré de nombreuses années à rechercher sa propre voix littéraire. Inspirée par la ville de New York et par l’hétéroclisme de ses habitants, elle y situe l’intrigue de son premier roman, Brooklyn Strasse. 

 


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